-pensée du jour-

samedi 8 novembre 2008

Le Roi se meurt


Échec.
Voilà qui résume en un mot l'amère sentiment d'un chef complètement déconsidéré par les siens. Nulles explications ne sont nécessaires, et si Machiavel avait dû illustrer cela, il aurait certainement dit que les Princes naissent dans la gloire et disparaissent dans la déchéance.

La régence de l'Ordre est confiée à son Intendant qui dispose dès lors en sa seule main trapue de tous les pouvoirs. Ainsi, autres fois, une assemblée unie et indivisible de nobles l'avait prévu. Cette assemblée indivisible moralement n'est plus, et je prends sur moi d'ordonner cette régence en vertu de mon statut de Grand Maître de l'Ordre et de la sécession de cette assemblée. Puisse-t-il mettre à bas cet immonde esprit de désunion qui s'est emparé de nous, de cet esprit systématiquement scabreux, ingrat et belliqueux envers les siens...

Le soucis de démocratisation, de promotion sans mérite, rien n'aura été bon. Trop de bavardages, trop de sentiments d'autorité, plus aucun esprit khazad, que, jusqu'à il y a peu, seul l'absolutisme et l'extrême difficulté d'avancement avaient sauvegardé. Ce soir il n'en est plus qu'un qui puisse prétendre à mon absolue confiance, là où fut un temps, tous pouvaient se l'offrir.

Celui là, fidèle à lui même, fidèle à notre esprit d'antan, pour sûr n'a pas volé son grade.

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